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Patrice Hernu, né en 1948, est un universitaire et une personnalité politique française. Il est le fils de Charles Hernu.

Docteur en mathématiques et en économie appliquée, administrateur de l'INSEE, il a été le rédacteur ou le co-rédacteur de nombreux programmes environnementaux des partis. 
Il a enseigné à l'Université Dauphine l'économie d'entreprise à travers les travaux du Club de Rome et de nouvelles stratégies d'entreprise dites de développement durable dès 1972. 

Il participera en 1989 à la fondation de Génération Écologie auprès de Brice Lalonde, Jean-Louis Borloo et Jean-Michel Belorgey. Animateur du courant "Fraternité" d'abord qui comptera Noël Mamère dans ses rangs, il prend parti pour Brice Lalonde dans l'affrontement de ce dernier avec Noël Mamère. Devenu secrétaire général, il finira par rompre avec Brice Lalonde en 1996. 

Cofondateur de Force démocrate avec François Bayrou, il devient le porte-parole Écologie et DD de l'UDF. Le 4 octobre 1996, il signe avec François Bayrou un pacte écologique en dix points, lequel préfigure largement le pacte de Nicolas Hulot, notamment sur la fiscalité. Fidèle à François Bayrou mais voulant porter l'écologie au cœur d'une grande formation de droite, il est l'un des cinq présidents cofondateurs de l'UMP.

C'est avec Serge Lepeltier et Nathalie Kosciusko-Morizet qu'il participe à la fondation de l'UMP au nom de l'écologie. Il déchantera rapidement, regrettant essentiellement que la direction de l'époque cherche à verdir et faire son marché dans le panier des Verts plutôt qu'à s'efforcer de construire une vraie culture de droite pour l'écologie. 

Patrice Hernu s'éloigne alors (2004) de toute responsabilité au sein de l'UMP pour recréer un réseau indépendant, dont la lettre France-Europe-Planète Bleue regroupe progressivement près de 40 000 affiliés. 

Patrice Hernu a développé plusieurs concepts tels que :
- la globalocalité ; 
- le principe que les ressources fossiles carbone devraient être achetées par l'intermédiaire d'un fonds mondial du carbone puis transformées en certificats monétaires obligatoirement annexées aux grandes monnaies de réserve ;
- l'idée d'un "Nouveau Bretton Woods du carbone, des matières premières critiques et des monnaies émergentes", notamment pour intégrer le développement durable dans la régulation de l'économie monétaire et financière à l'échelle mondiale ;
- et la priorité à la lutte contre l"assèchement climatique" plutôt que contre le "réchauffement climatique"