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Publié par pierre-gilles tronconi

Royal_Toulouse_2012.JPGAinsi, Ségolène Royal est la nouvelle occupante d'un ministère de l'écologie et du développement durable élargi à l'énergie dans le nouveau gouvernement de M.Valls, au passage copie conforme de celui de M.Ayrault, selon la nouvelle devise socialiste: "on ne change pas une équipe qui perd."

 

Mais, revenons à l'écologie.

D'abord, on ne peut que se réjouir de l'accroissement du périmètre de ce ministère qui depuis l'élection de François Hollande était devenu un ministère croupion,nous qui le considérons comme transversal dans l'action gouvernementale.

On est cependant loin du grand ministère créé par Nicolas Sarkozy regroupant écologie, transports et logement.

 

Ensuite, sur la personnalité de Mme Royal et sur ses intentions, Ecologie bleue se refuse à faire des procès d'intention a priori et jugera sur pièce.

 

Cependant, un article du Monde présentant les idées de la nouvelle ministre nous laisse assez perplexes.

 

Sa vision de l'économie dans laquelle il faut remettre "du bien-être et de l'humain" nous paraît un peu fumeuse.

Il n'y a pas à tourner autour du pot, l'économie, ce sont des entreprises compétitives, qui obtiennent des marchés et qui créent des emplois.

A partir de là, il est évident que les filières et les technologies "vertes" sont celles où les opportunités sont les plus prometteuses pour tirer la croissance. A l'Etat d'accompagner fiscalement ce mouvement.

 

Pour ce qui est de la fiscalité, Ecologie bleue se réjouit d'apprendre que, pour la taxe carbone ou le diesel, elle refuse tout "impôt supplémentaire".

Cela dit, il faudra bien réorienter la fiscalité du travail vers la protection de l'environnement. Ecologie bleue a fait des propositions sur le sujet. Où sont celles de Mme Royal ?

 

Enfin,  les 2 grands sujets "tabous" des Verts, le nucléaire et le gaz de schiste,

Sur le nucléaire, qu'elle veut "ramener à une énergie d'appoint", nous nous trouvons en totale opposition puisque nous jugeons que l'énergie nucléaire reste le principal atout de notre pays dans la lutte contre le changement climatique.

Par contre, sur le gaz de schiste, sa position paraît plus réaliste puisqu'elle estime "nécessaire de poursuivre la recherche sur les procédés d'extraction propre à long terme."

 

En conclusion, beaucoup de flou et quelques motifs d'inquiétude. Nous attendrons donc de voir effectivement Mme Royal à l'oeuvre en espérant que son investissement dans ce ministère sera total et qu'il ne soit pas juste le marche-pied de ses ambitions nationales.

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