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Publié par pierre-gilles tronconi

thon.jpgEn cette année consacrée à la biodiversité, je  souhaiterais revenir ici quelques instants sur le devenir du thon rouge en Méditerrannée.

Nous avons vu récemment, avec l'affaire du refus d'inscrire le thon rouge à l'Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages les réactions indignées des ONG écologistes, notamment le WWF ou Greenpeace qui prédisent l'extinction rapide de l'espèce en Méditerranée.

Or, cette hypothèse semble être contestée, notamment par le professeur italien Corrado Piccinetti, directeur du laboratoire de biologie marine et de pêche à l’université de Bologne et président du comité scientifique de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM).

De plus les pêcheurs-artisans qui pratiquent une méthode de pêche durable se considèrent comme des victimes injustifiées d'une croisade qui ne les concerne pas 

Cette affaire est complexe et le ministre, Bruno le Maire semble avoir choisi une voie de sagesse en assurant le maintien d'une pêche côtière.

Notre réflexion doit se faire selon trois axes principaux:

- une évaluation scientifique incontestable des réserves halieutiques disponibles

- une différence de traitement pour la pêche artisanale respectueuse de l'environnement et pour les entreprises industrielles de pêche

- une "régionalisation" de la gestion des stocks de poissons (méditerranée, mer du nord, atlantique,...)

Pour moi, en tout cas, ce dossier est révélateur d'une "certaine idée de l'écologie" où tous les tenants et les aboutissants doivent être pris en compte.

La défense de la biodiversité, oui mais tout en préservant les activités traditionnelles qui font la richesse de nos cultures régionales.

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