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Publié par pierre-gilles tronconi

hollande-rio.jpgAinsi, depuis sa présentation des voeux aux Français, la cause est entendue: Hollande, l'"ennemi de la finance" est mort, vive Hollande, le chantre du business!

Et sa future escapade dans la silicon valley est censée faire taire les esprits chagrins qui n'y verraient qu'un plan com' pour se sortir de la zone inédite d'impopularité où son incapacité à endosser le costume présidentiel et son amateurisme l'ont confinés.

Les médias s'esbaudissent à longueur d'éditoriaux sur une aussi grande audace, un grand nombre d'élus de gauche ne jurent plus que par Steve Jobs ou Bill Gates et un certain nombre d'élus de droite (à l'exception notable de Jean-François Copé ou de Xavier Bertrand qui endossent avec courage le rôle de bad boys du consensus libéral branché) se proposent déjà pour donner un coup de main à ce Président d'un réformisme échevelé.

Permettez-moi de ne pas me retrouver dans cet ébahissement admiratif.

 

D'abord, les pistes annoncées ne sont que la reprise maladroite de mesures prises par Nicolas Sarkozy et sa majorité d'alors et toutes supprimées avec application par son successeur depuis un peu plus d'1 an: suppressions des cotisations d'allocations familiales pour les entreprises (TVA anti-délocalisations), simplification du millefeuille administratif (création du conseiller territorial), etc, etc.

 

Ensuite, faut-il vraiment se retrouver à 2 doigts de l'extase parce qu'un socialiste français vient de découvrir la social-démocratie des années 60?

Car enfin, quoi de neuf dans ses annonces si ce n'est l'acceptation plus que tardive de s'inscrire dans la marche du monde tel qu'il est ? Où est la vision novatrice? Où est le cap pour notre pays dans un monde qui se transforme à toute vitesse sous nos yeux?

Pas un mot prononcé sur la révolution que constitue le développement durable.

Pas un mot sur une politique énergétique d'avenir qui d'une part, assure l'indépendance de la France et de l'Europe et d'autre part participe à une lutte efficace contre les conséquences du changement climatique.

Pas un mot sur les gisements considérables d'emplois dans les filières dites "vertes" et sur les opportunités qu'elles représentent pour nos entreprises.

Pendant que M.Hollande, un peu étourdi par sa révélation, découvre le capitalisme, les américains, les brésiliens, les anglais, les allemands ou les chinois sont déjà passés à l'étape suivante: celle d'une économie décarbonée où ils défendent leurs intérêts.

Cette révolution, ce n'est pas la gauche noyautée par des Verts toujours ancrés dans l'anti-capitalisme, les raisonnements anti-économiques et les tabous idéologiques (nucléaire, OGM, gaz de schiste,...) qui peut l'incarner.

Plus que jamais, c'est la droite, forte de son expérience en la matière telle qu'elle a pu le démontrer depuis le Général de Gaulle jusqu'à Nicolas Sarkozy en passant par Jacques Chirac, qui se doit de relever le défi.

 

Les Français pourront compter sur le réseau Ecologie bleue pour défendre les idées du XXIe siècle pour un développement conjuguant harmonieusement économie, social et environnement et ne pas se laisser abuser par un Président qui vient de découvrir celles du XXe.

 

Pierre-Gilles Tronconi

Président d'Ecologie bleue 

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