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Publié par pierre-gilles tronconi

tax.jpgLa valse-hésitation sur l'instauration de l'éco-taxe du gouvernement socialiste qui, au passage, semble flotter de plus en plus sur tous les sujets au fil de l'eau, éclaire de manière crue la difficulté d'écologiser la fiscalité de notre pays.

Dans le délire fiscal qui caractérise la majorité actuelle où chaque jour de nouveaux projets de taxes fleurissent, quelquefois jusqu'à l'absurde (voir l'idée de taxer les propriétaires ayant fini de payer leur logement...), il est évident que les entreprises et les citoyens de notre pays ne peuvent que rejeter violemment tout nouveau prélèvement, fût-il "vert".

Et pourtant, orienter notre fiscalité dans le sens d'une meilleure prise en compte de l'environnement est un sujet essentiel pour notre avenir et celui de nos enfants. Encore ne faut-il pas donner l'impression de faire du "green-washing" d'Etat!

Plus que jamais, Ecologie bleue relance sa proposition de supprimer les taxes instaurées au fil des années au prétexte d'écologie mal comprise pour les remplacer par une part fluctuante de la TVA calculée en fonction de l'empreinte environnementale des produits concernés.

Ainsi, pour prendre un exemple simple, un yaourt fabriqué à partir de lait provenant d'une ferme bio, vendu localement et diminuant la quantité de ses emballages ne sera soumis qu'à une TVA réduite alors que celui qui proviendra de laits de fermes industrielles à l'autre bout de la planète et emballé 3 fois paiera une TVA au taux maximal.

Les avantages de ce système seraient nombreux:

- On sortirait de l'écologie punitive pour enfin faire de l'incitatif, de manière beaucoup plus simple et efficace

- La compétitivité des entreprises françaises et européennes souvent soumises à des règlementations environnementales draconiennes serait favorisée,

- Les consommateurs auraient accès à des produits plus sains à moindre coût puisque à TVA réduite.

 

Pierre-Gilles Tronconi

Président d'Ecologie bleue 

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