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Publié par pierre-gilles tronconi

  Dans un article du Point du 18 janvier 2007 intitulé "Querelle de l'écologie, querelle des Lumières" , l'académicien Marc Fumaroli demande "Mais que deviennent les Lumières, si les bienfaits du progrès matériel, en expansion aujourd'hui, sont payés demain par le flétrissement général de l'écosystème planétaire ?" et il ajoute: " Elles n'auraient jamais dû oublier que s'adressait à elles l'injonction de Candide : « Cultivons notre jardin. »"

 

Je ne crois pas que le progrès soit l'adversaire de la sauvegarde de notre planète, bien au contraire.

J'en veux pour preuve deux exemples de découvertes scientifiques que j'ai glanées dans l'actualité cette semaine.

- Le cimentier italien Italcementi a élaboré un nouveau ciment routier capable de purifier l'atmosphère de ses gaz toxiques. Le procédé consiste à incorporer au ciment du dioxyde de titane qui, combiné au soleil, permettrait à la chaussée de décomposer l'oxyde d'azote libéré par les pots d'échappement et certains composés organiques volatiles.

Le conseil général des Hauts de Seine pourrait s'intéresser à ce procédé qui a déjà permis une réduction de 50% de la pollution de l'air en Italie!

Les biocarburants issus du colza et autre canne à sucre à peine sortis de la confidentialité, les scientifiques testent déjà une nouvelle poule aux oeufs d ' or énergétique : les microalgues, riches en lipide aptes à faire tourner un moteur. Alors que le dispositif expérimental relatif à la possibilité pour les collectivités d’utiliser de l’huile végétale pure (HVP) comme biocarburant pour leurs véhicules vient d ' entrer en vigueur le 1er janvier, les collectivités pourraient être à nouveau concernées par un nouveau biocarburant.

"La particularité de certaines espèces de microalgues est de produire des réserves de lipides allant jusqu ' à 70% de leur masse lorsqu ' elles sont soumises à des stress comme la privation d ' azote ou une augmentation brutale de lumière", explique Olivier Bernard, chargé de recherche à l ' Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) de Sophia-Antipolis. Une propriété qui fait briller les yeux des chercheurs en biocarburant : à raison d ' environ cent grammes d ' huile extrait d ' un litre de microalgues, la production de ces cellules permet d ' espérer un rendement à l ' hectare trente fois supérieur aux oléagineux terrestres comme le colza ou le tournesol.

Le programme Shamash, doté d ' un budget de 2,8 millions d ' euros pour trois ans, a démarré en décembre 2006 après avoir été labellisé par le pôle de compétitivité "Mer" de la région Provence-Alpes -Côte d ' Azur.

Alors, et si on mettait l'esprit des Lumières au service de l'écologie?

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