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Publié par pierre-gilles tronconi

Je souhaiterais revenir sur l'interview donnée par la déléguée à l'écologie de l'UMP, Nathalie Kosciucko-Morizet, au quotidien Libération et dont j'ai publié l' intégralité dans ces colonnes.

Je partage bien évidemment très largement ses propos quant à l'action des gouvernements de droite pour l'écologie.

Mais lorsque le journaliste de Libé lui demande: "Peut-on lutter contre le réchauffement en acceptant la dérégulation libérale ? ", sa réponse hésite entre "régulation" et création d'une "organisation mondiale de l'environnement" (OME).

Libéral sans complexe, je ne peux me satisfaire d'une telle position, non par idéologie mais par efficacité et pragmatisme.

Fidèle au concept de globalocalisation chère à Patrice Hernu, je reste persuadé que, si les problèmes se situent au niveau planétaire, les solutions doivent se trouver au plus près des citoyens. On voit bien que les grands sommets mondiaux, s'ils entrainent une nécessaire prise de conscience n'ont souvent que bien peu d'effets pratiques. Le plus efficace reste l'éducation et le changement de comportement des individus et des entreprises.

Pour ce qui est des entreprises, le travail est commencé depuis longtemps et on voit bien que, de plus en plus, le respect de l'environnement devient un argument de vente.

Pour les individus, une initiative comme celle de la fondation Nicolas Hulot, le Défi pour la terre qui propose à chacun de s'engager sur des gestes précis pour sauver la planète va tout à fait dans ce sens.

Quoiqu'en disent ses détracteurs, ce foisonnement d'initiatives n'est possible que dans une démocratie libérale où l'Etat ne cherche pas à se substituer à la liberté et à la responsabilité des individus.

Enfin, avons-nous besoin d'un nouveau "machin", à savoir l'OME ? A titre personnel, je n'en vois vraiment pas l'utilité. Il faut savoir que l'ONU à travers le PNUD ou les objectifs du millénaire pour le développement sans parler de l'Organisation internationale de la Francophonie oeuvrent déjà pour l'écologie et le développement durable.

Plus pertinente me parait la proposition de Nicolas Sarkozy de prendre en compte le "coût écologique" des produits au niveau de l'OMC.

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