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Publié par pierre-gilles tronconi

par Patrice Hernu, président de France-Europe-Planète bleue

Comment ne pas se réjouir ? Depuis deux ans, voire plus, nous militons, parfois dans le désert, mais de moins en moins, pour la convocation d'un nouveau Bretton Woods, et voilà que la France le réclame comme solution miracle pour résoudre la crise monétaire et financière.

Car, il est devenu clair que cette crise ne se limite pas au prurit symptômatique de la crise des "subprimes". Celle-ci a pu prendre une telle ampleur parce que couve une crise froide, larvée, bien plus vaste. Le malaise trouve sa source dans la crise de la représentation des monnaies et de leurs contreparties. Crise énergétique, crise financière, crise alimentaire et crise climatique ne sont que les visages visibles d'une crise globale : celle de la crise du système monétaire en ce sens que les monnaies ne sont pas la représentation ajustée, pour ne pas dire juste, des contreparties qui fondent réellement la "valeur" dans le monde qui émerge.

Et nous disions "Bretton Woods du carbone" - et continuons de le proposer - parce qu'en première approximation, le carbone "fossile" mais aussi vivant (à travers la biodiversité et le choix "bouffer ou rouler") est le fondement premier - non pas unique - de toute création de valeur dans le monde globalisé, et cela, avant même le travail qu'il faut mettre en oeuvre pour transformer les matières premières en produits finis de consommation ou en services.

Ainsi, par exemple, la Chine, grande pourvoyeuse potentielle de valeur grâce à ses réserves fossiles, à l'instar des autres fonds dits "souverains", produit de la liquidité qui ne trouve pas à s'employer sans spéculation dans les pays qui en manquent. Ils en manquent pour de bonnes ou pour de mauvaises raison, ainsi en raison de leur insouciance parce qu'ils vivent à crédit sous diverses formes (taux d'intérêt anormalement bas, monnaies de réserve sous-évaluées, etc.) ou par la difficulté à financer les investissements "durablement" utiles pour la société d'où la renaissance prônée ici et là du recours, en partie illusoire- à l'Etat. Ce n'est pas malheureusement pas dans le retour à un keynésianisme totalement dépassé que le monde trouvera une issue. Le retour d'investissement qu'il promettait ne sera pas au rendez-vous et, demain, la crise n'en sera que plus grave.

Lire la suite de l'édito et l'intégralité de la lettre de FEPB
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David C. 26/10/2008 17:50

ratefy 25/10/2008 15:46

Aujourd'hui les EU remboursent leurs dettes avec des assignats( le$peut être imprimé ad nauseam) et même , en tant que puissance militaire dominante peuvent se dispenser de rembourser leurs dettes. L'unilatéralisme leur est coutumier.Is ne souscrirons donc pas aux décisions d'un nouveau Bretton-Woods qui obligera tous les participants à une discipline;

David C. 05/10/2008 18:58

Bonjour,Cheminade l'avait dit! Aujourd'hui écoutez Cheminade!Je me permet de vous joindre le dernier article de Jacques Cheminade, le seul homme politique français, à avoir fait campagne pour un nouveau bretton woods depuis des années auprès des dirigeant de notre pays. Depuis quelques jours J. Cheminade déclare aussi:"Nous avons fait le bon diagnostic, en regardant la réalité en face l’hiver dernier. Maintenant, soutenez avec nous ces mesures : c’est le médecin qui fait le bon diagnostic qui rédige la meilleure ordonnance."David C.id C.