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Publié par pierre-gilles tronconi

Après leur déroute aux récentes élections, que ce soit présidentielle (1,57% pour Dominique Voynet) ou législatives, les Verts ne semblent avoir tiré aucune leçon de ces échecs.
Empêtrés dans leur refus d'accepter qu'un libéralisme bien compris ne peut qu'être bénéfique pour la défense de la planète et leurs combats d'un autre âge (refus systématique du nucléaire, laxisme absolu sur le dossier de l'immigration, rapports de forces au sein de la gauche,...), ils semblent repartis dans un de ces psychodrames sur le sexe des anges dont ils ont le secret.
En effet, l'élection de Nicolas Sarkozy a profondément changé la donne politique dans le pays et l'écologie politique n'y échappe pas.

- L'existence d'un ou plusieurs partis politiques écologistes est-elle utile aujourd'hui? Apparemment, les électeurs ont clairement tranché ce débat. 
Corinne Lepage et Cap 21, après avoir beaucoup critiqué Ecologie bleue pour son implication au sein de l'UDF puis de l'UMP, en ont tiré la conclusion qui s'imposait en participant à la fondation du Modem. 
Les Verts sont exsangues et
 s'apparentent de plus en plus à un groupuscule maintenu en respiration artificielle par le PS.
Quant à nos amis de Génération écologie, malgré la bone volonté de certaines individualités compétentes et sincères, ils semblent bien être arrivés au terme d'un cycle.
Ainsi, à l'heure où sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy la droite et le centre ont placé sans ambiguité l'écologie au premier rang de leurs préoccupations, la stratégie d'un réseau transversal sur les thèmes de l'écologie et du développement durable au sein de la majorité présidentielle chère à Patrice Hernu depuis longtemps déjà apparait comme la plus pertinente et la plus moderne.

- Quelle écologie défendre?
Aujourd'hui, les lignes de clivage semblent dépassées.
Le clivage entre une écologie conservatrice de droite ou  une écologie révolutionnaire de gauche apparait comme obsolète. Le vrai clivage se situe entre les écologistes virtuels, à l'idéologie pure et dure et les écologistes réalistes sans tabou pour qui tous les citoyens sans exclusive doivent être partie prenante des grands dossiers écologiques. Je pense aux exemples récents de l'ours, de l'EPR ou des OGM.
Ecologie bleue, aux côtés d'autres associations écologistes s'était positionnée clairement dans ce débat à travers
un questionnaire posé aux candidats avant l'élection présidentielle. 

Gageons que la rentrée politique et la manière dont se déroulera le Grenelle de l'environnement permettront une recomposition de l'écologie politique dans cette voie. 
En tout cas, à Ecologie bleue, nous y sommes prêts en collaboration avec d'autres !

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