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Publié par Tronconi

Le protocole de Kyoto, accord international visant à diminuer l'émission de gaz à effet de serre, est aujourd'hui en vigueur et, disons-le d'emblée, c'est une bonne chose. Ce protocole a ,de plus, été complété par des objectifs ambitieux de l'Union européenne.

Pour certains écologistes ou se proclamant tels, ceci est devenu un horizon indépassable de la lutte contre le réchauffement climatique et ceux qui ne s'y conforment pas (essentiellement les Etats-Unis, principaux producteurs de gaz à effet de serre) aussitôt mis à l'index. Sur ce premier point, au-delà du fait que cela satisfait notre anti-américanisme quasi-névrotique, je souhaiterais faire quelques remarques. D'abord, il faut se souvenir que ce sont les Américains, sous la Présidence de Bill Clinton, qui ont été à l'initiative de ce protocole avant de s'en désengager. Cela ne veut pas dire qu'ils ne font rien: engagement d' une soixantaine de grandes villes américaines sur un objectif de réduction des gaz à effet de serre, pacte USA-Asie.....

Ensuite, de grands pays émergents dont la croissance est très rapide (et donc la capacité de pollution aussi) n'ont aucune contrainte et d'autres, comme la Russie, n'ont signé le protocole que par calcul tactique.

De plus, les objectifs de Kyoto sont-ils à la hauteur des attentes? Là encore, plusieurs remarques. Si cet accord était universellement appliqué, le réchauffement planétaire se poursuivrait, sur un rythme plus lent mais ne serait pas enrayé, d'autant que Kyoto induit un système bureaucratique lourd et que les mécanismes mis en place ne seront peut-être plus d'actualité après 2012.

Les Ministres de l'Environnement européen l'ont d'ailleurs reconnu puisqu'ils ont fixé des objectifschiffrés d'émission de gaz à effet de serre beaucoup plus ambitieux (baisse de 15 à 30% d'ici 2020 et de 60 à 80% d'ici 2050 par rapport à 1990)

En conclusion, si la mise en route du protocole de Kyoto est une bonne nouvelle, elle ne peut que constituer un point de départ et il faut réfléchir tout de suite, sans a-priori idéologiques et en prenant toute la mesure des différentes implications, en particulier géopolitiques, à l'après 2012.

Je voulais signaler que j'ai pris l'essentiel de mes sources dans le remarquable travail effectué par le réseau France-Europe-Planète bleue et je vous engage vivement, pour en savoir plus, à vous rendre sur leur site: http://www.ecologiebleue.com

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