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Publié par pierre-gilles tronconi

Dimanche prochain, les Français seront amenés à choisir leurs représentants à l'Assemblée nationale pour les 5 ans qui viennent.

Bien entendu, l'élection d'Emmanuel Macron a été un évènement politique majeur qui bouscule profondément nos habitudes politiques et, sans doute, les français ont-ils voulu exprimer par là un certain ras-le-bol devant des pratiques politiques d'un autre temps.

Bien sûr, l'écologiste de droite que je suis peut-il trouver quelques motifs de satisfaction dans la posture affichée par le nouveau Président en matière d'écologie et de développement durable: nomination d'un ministre de la transition écologique et solidaire important dans la hiérarchie gouvernementale, soutien vigoureux à l'accord de Paris sur le climat.

Faut-il pour autant céder à la "macronolâtrie" ambiante et jeter par dessus bord la gauche et la droite, en un mot la démocratie, pour se précipiter, béats, dans les bras du nouveau vainqueur ? Je ne le crois pas et cela pour plusieurs raisons.

D'abord, quoi qu'on en dise, la démocratie ne peut exister sans une majorité et une opposition. Bien entendu, elles peuvent et doivent savoir s'entendre sur certains sujets et la politique de développement durable est propice à de nombreux accords bipartisans. Mais l'existence d'un parti unique n'est jamais une bonne chose.

Ensuite, il reste un grand nombre d'incertitudes.

La première est de savoir la place que va trouver M.Hulot dans la politique gouvernementale tant les désaccords sont nombreux avec le chef de l'Etat : traités internationaux de libre-échange, aéroport de Notre Dame des Landes, énergie nucléaire,.. Il ne faudrait pas que sa nomination ne soit au final qu'un bon coup médiatique (à l'ancienne...) mais sans conséquences réelles.

La seconde est l'inquiétude quand on s'aperçoit de la présence quasi monopolistique des technocrates et des hauts fonctionnaires dans l'architecture gouvernementale que ce soit pour les ministres ou leurs cabinets. Or, nous avons toujours dit que l'écologie ne pouvait être efficace que si elle était populaire et non le fruit d'oukases de fonctionnaires du ministère ou d'experts auto-proclamés disant aux citoyens le Bien et le Mal.

Un certain nombre de candidats de la droite et du centre ont d'ores et déjà signé la charte qu'Ecologie bleue.leur a proposée. D'autres continueront à le faire. L'écologie réaliste et humaniste continue avec opiniatreté sa route au sein de la droite et du centre.

Le 11 juin, avec Ecologie bleue je vous appelle à ne pas donner les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron.

Pierre-Gilles Tronconi 

Président d'Ecologie bleue

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