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Publié par pierre-gilles tronconi

Résultat de recherche d'images pour "ecotaxe"

Dans son récent rapport, la Cour des comptes a estimé que l'abandon de l'écotaxe constituait un "échec de politique publique", une "décision sans base contractuelle" qui coûtera à l'État près d'un milliard d'euros, rien qu'en indemnisations. Et elle conclut de cette manière : "Coûteux pour les finances publiques et dommageable pour la cohérence de la politique des transports et son financement, l'abandon de l'écotaxe poids lourds constitue un gâchis"

Quel désaveu pour la politique de gribouille menée par le gouvernement en matière de développement durable.

Ecologie bleue avait tiré la sonnette d'alarme dès octobre 2014 Nous estimions en effet que cette décision prise autoritairement par Mme Royal et sans concertation sérieuse avec les prestataires concernés n'était que politicienne et démagogique puisqu'elle visait à calmer les "bonnets rouges" sans aucune projection ni solution durable pour trouver des ressources durables pour la SNCF et donc faciliter le ferroutage. A l'heure où ce même gouvernement a tant communiqué sur l'accord sur le climat de Paris, on ne peut que regretter qu'il ne soit même pas capable de s'appliquer à lui-même les recommandations prises lors de la COP 21 ! Mais il est vrai qu'on n'en est plus à une incohérence près....

Et pourtant, le principe de l'écotaxe décidé à l'issue du Grenelle de l'environnement était bon.En renchérissant le coût du transport routier, particulièrement polluant, le gouvernement entendait favoriser d'autres modes de transport, notamment le fret et le transport fluvial. Comme la taxe s'appliquait également aux camions vides, elle encourageait les transporteurs à rationaliser leurs tournées et éviter les déplacements inutiles.

Malheureusement, son application est arrivée pendant le quinquennat de François Hollande alors que la pression fiscale a été augmentée au-delà des limites du raisonnable. D'où l'hypersensibilité des Français à l'égard de toute nouvelle taxe et les fameuses manifestations des "bonnets rouges". On aurait pu négocier, voir comment on pouvait la compenser d'une autre manière mais non, Ségolène Royal trop heureuse de se défausser sur le quinquennat précédent a purement et simplement annulé la réforme privant le réseau ferré d'une source de financement durable et plaçant un peu plus les finances de l'Etat dans le rouge.

Dogmatisme, démagogie et manque de vision à moyen et long terme, cette affaire illustre parfaitement toutes les tares du quinquennat socialiste sous la direction de M.Hollande et dont les nouveaux compères Ségolène Royal (Ecologie) et Emmanuel Macron (finances) ont été les principaux artisans.

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