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Publié par pierre-gilles tronconi

Qu'attendre concrètement de la COP 21 ?

La COP 21 se tient actuellement à Paris. Au-delà du symbole, qu'attendons-nous en pratique à Ecologie bleue de cet évènement planétaire ?

Tout d'abord, nous nous réjouissons de voir plus de 150 nations représentées pour tenter de trouver une solution commune au défi que représente l'avenir de l'humanité au travers de son interaction avec son environnement.

Je suis aussi satisfait, contrairement à certains comme François de Rugy qui aurait préféré la reporter, que cette conférence ait été maintenue malgré l'horreur que les parisiens, et tous les français ont vécu ces derniers jours. C'est aussi une façon de montrer aux fanatiques qu'ils ne sont qu'un épiphénomène qui sera éradiqué et que le futur se jouera dans la coopération et non dans la confrontation.

Ensuite, que peut-il sortir concrètement d'un tel brainstorming à l'échelle planétaire ?

Une prise de conscience générale pour les pays les plus développés d'accélérer dans le sens d'une économie décarbonée et de l'importance de donner un coup de main aux pays les plus pauvres pour qu'ils puissent se développer en ne commettant pas les mêmes erreurs que nous à l'ère industrielle.

J'ai entendu de nombreux responsables gouvernementaux comme de l'opposition, je pense à Maud Fontenoy ou Nathalie Kosciusko-Morizet pour les Républicains, réclamer des accords contraignants. Le Président Obama, reprenant ce qu'avait dit il y a quelque temps son secrétaire d'Etat John Kerry, s'y opposent. Par souci de réalisme, je me range plutôt de leur côté. Je ne vois pas par quels moyens on pourra imposer par la force à un pays qui s'y refuse de réduire ses émissions de carbone.

Par contre, au vu du désordre monétaire international actuel, il aurait été judicieux, comme le propose depuis plusieurs années Patrice Hernu, de lancer l'ébauche d'un nouveau Bretton Woods où la valeur carbone serait intégrée au cours des monnaies.

De plus, nous aurions également souhaité que la France prenne l'initiative de diversifier les initiatives pour ne pas faire de la seule réduction des émissions de CO2 l'alpha et l'oméga de toute politique de lutte contre le changement climatique.

Qu'on me comprenne bien. Oui, il faut réguler les émissions de carbone mais il faut aussi, avec autant de force et de moyens, rétablir le cycle de l'eau et l'hydratation des sols en luttant contre la déforestation, l'érosion des littoraux ou la perte de biodiversité, en particulier dans nos océans (plancton, coraux,...)

Enfin, et là c'est bien expliqué au niveau de la COP 21, il faut bien comprendre que l'économie et les emplois de demain dans nos pays seront conditionnés par la rapidité avec laquelle nous aurons pris le virage du développement durable. A ce titre, il faut saluer l'initiative de Jean-Louis Borloo, Energies pour l'Afrique qui, tout en offrant de nouvelles perspectives aux entreprises africaines sera un relais de croissance formidable, en particulier pour l'Europe.

En conclusion, Ecologie bleue rappelle un des axiomes de l'écologie: penser global, agir local. Nous sommes ainsi persuadés que si la prise de conscience se doit être planétaire, c'est dans l'effervescence des actions de terrain, même les plus modestes, que se trouveront les vraies solutions.

Pour suivre les débats de la COP 21 en direct, cliquez ici

Pierre-Gilles Tronconi

Président d'Ecologie bleue

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